La cérémonie du Kilt

La cérémonie du Kilt

« Il avait besoin de silence et de concentration pour se préparer à ce moment solennel. Cette tenue hautement symbolique n’était jamais portée de manière anodine. C’était tout un rituel de la revêtir.

Tout d’abord, tel que l’exige la tradition, il enfila la chemise blanche sans col, aux manches légèrement bouffantes, puis les Hoses, de hautes chaussettes de laine blanches. Ensuite, il noua dessus les Flashes, des sortes de jarretières en pure laine d’agneau d’Ecosse aux couleurs du Tartan du Clan Wallace sur lesquelles il rabattit le haut de la chaussette.

[…] Ensuite, il enfila les ghillies, des chaussures de cuir dont les lacets s’entrecroisaient sur le mollet et se nouaient sur le côté.

Vint le moment de revêtir le kilt, cette jupe plissée faite d’un tartan de laine au couleur du Clan, qui autrefois n’était qu’un tissu que l’on enroulait autour de la taille et qu’on jetait ensuite sur l’épaule. Le tartan du Clan Wallace était un croisé de vert foncé et de noir, entrecoupé de fines lignes jaunes. Il accrocha méticuleusement chacune des attaches du kilt et y ceignit par-dessus la ceinture dont la boucle représentait le Crest familial, son blason. Pour le Clan Wallace, il s’agissait d’un anneau représentant une ceinture sur laquelle étaient gravés les mots PRO LIBERTATE et dans lequel, une couronne et une épée au bout d’un bras levé étaient gravées. A lui seul, il caractérisait toutes les valeurs de la famille Wallace.

Il fit pendre le sporran sur le devant. La pochette de cuir et de fourrure portait également le même Crest.

Le gilet et la veste spencer noire finirent de parfaire sa tenue.

Enfin, il accrocha la broche représentant la fameuse Claymore de Sir Wallace, pour fermer le kilt et glissa solennellement le petit poignard traditionnel appelé Sgian Dubh, dans ses chaussettes. Le manche de celui-ci était également gravé du Crest du Clan.

Il se regarda dans le miroir qui ornait une des portes de l’armoire. Il rajusta les manches de sa chemise qui dépassaient de sa veste et y clipsa les boutons de manchette représentant le Crest. Il finit en ajoutant sa petite touche personnelle : le poignard irlandais glissé dans le dos de son kilt. »

Tome 2 : Sur les traces de William Wallace, chapitre 29